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Jésus mourut royalement - comme il avait vécu
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Au milieu des douleurs du trépas physique, le Maitre avait le temps d'écouter la confession de foi du brigand croyant |
| La crucifixion | La nouvelle Bible |
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Forum de discussion. Livre d'Urantia 3 . CEUX QUI VIRENT LA CRUCIFIXION
P.2008 - §3 Parmi les personnes qui se tinrent près de la croix à un moment ou à un autre durant la crucifixion, il y eut Marie, Ruth, Jude, Jean, Salomé (la mère de Jean) et un groupe de croyantes sincères et convaincues comprenant Marie (femme de Clopas et soeur de la mère de Jésus), Marie-Madeleine et Rébecca, qui avait autrefois habité à Sepphoris. Ceux-ci, et d'autres amis de Jésus, gardèrent le silence tandis qu'ils observaient sa grande patience et sa force d'âme, et le voyaient souffrir intensément. P.2008 - §4 Beaucoup de passants hochaient la tête et disaient en le raillant : “ Toi, qui voulais détruire le temple et le rebâtir en trois jours, sauve-toi toi-même. Si tu es le Fils de Dieu, pourquoi ne descends-tu pas de ta croix ? ” D'une manière analogue, certains dirigeants des Juifs se moquaient de lui en disant : “ Il en a sauvé d'autres, mais il ne peut se sauver lui-même. ” D'autres disaient : “ Si tu es le roi des Juifs, descends de la croix, et nous croirons en toi. ” Plus tard, ils se moquèrent encore plus de lui en disant : “ Il s'est fié à Dieu pour le délivrer. Il a même prétendu être le Fils de Dieu — regardez-le maintenant — crucifié entre deux larrons. ” Même les deux larrons le raillèrent et l'accablèrent de reproches. P.2008 - §5 Puisque Jésus ne voulait rien répondre à leurs sarcasmes, et que midi approchait en ce jour de préparation spéciale, la majeure partie de la foule gouailleuse et goguenarde s'était dispersée vers onze heures et demie ; moins de cinquante personnes étaient restées sur place. Les soldats se mirent alors à manger leur déjeuner et à boire leur vin aigre et bon marché, puis ils s'installèrent pour la longue veillée mortuaire. Tandis qu'ils buvaient leur vin, ils burent ironiquement à la santé de Jésus en disant : “ Salut et bonne chance ! Au roi des Juifs. ” Et ils furent étonnés de voir le Maitre tolérer avec mansuétude leurs dérisions et leurs moqueries. P.2008 - §6 En les voyant manger et boire, Jésus abaissa les yeux sur eux et dit : “ J'ai soif. ” Quand le capitaine de la garde entendit Jésus dire qu'il avait soif, il prit un peu de vin de sa bouteille, piqua le bouchon spongieux saturé au bout d'un javelot et l'éleva jusqu'à Jésus pour lui permettre d'humecter ses lèvres desséchées. P.2008 - §7 Jésus avait décidé de vivre sans avoir recours à son pouvoir surnaturel ; de même il choisit de mourir sur la croix comme un mortel ordinaire. Il avait vécu comme un homme et voulait mourir comme un homme — en faisant la volonté du Père. 4 . LE LARRON SUR LA CROIX
P.2009 - §1 Au milieu des douleurs du trépas physique, le Maitre avait le temps d'écouter la confession de foi du brigand croyant. Quand ce larron essaya d'obtenir le salut, il trouva la délivrance. Bien des fois auparavant, il avait été amené à croire en Jésus, mais ce fut seulement au cours de ces dernières heures de conscience qu'il se tourna de tout son coeur vers l'enseignement du Maitre. Quand il vit la manière dont Jésus affrontait la mort sur la croix, ce larron ne put résister plus longtemps à la conviction que ce Fils de l'Homme était en vérité le Fils de Dieu. P.2009 - §2 Durant cet épisode de la conversion du larron et de son admission au royaume par Jésus, l'apôtre Jean s'était absenté pour aller à la ville afin d'amener sa mère et les amies de celle-ci à la scène de la crucifixion. Luc apprit ultérieurement cette histoire de la bouche du capitaine romain converti. P.2009 - §3 L'apôtre Jean parla de la crucifixion en se souvenant de l'évènement deux tiers de siècle après le déroulement des faits. Les autres narrations furent basées sur le récit du centurion romain de la garde qui, en raison de ce qu'il avait vu et entendu, crut en Jésus et, par suite, entra pleinement dans la communauté du royaume des cieux sur terre. P.2009 - §4 Ce jeune homme, le brigand repentant, avait été conduit à une vie de violence et de méfaits par ceux qui prônaient une telle carrière de brigandage comme une protestation patriotique efficace contre l'oppression politique et l'injustice sociale. Cette sorte d'enseignement, accru du besoin d'aventure, conduisit beaucoup de jeunes gens, par ailleurs bien intentionnés, à s'enrôler dans d'audacieuses expéditions de vol à main armée. Ce jeune homme avait considéré Barabbas comme un héros. Maintenant, il voyait qu'il s'était trompé. Ici, sur la croix à côté de lui, il voyait un homme réellement grand, un vrai héros. Celui-ci était un héros qui enflammait son zèle, inspirait ses plus hautes idées de dignité morale et vivifiait tous ses idéaux de courage, de virilité et de bravoure. En observant Jésus, il sentait jaillir dans son coeur un sentiment irrésistible d'amour, de loyauté et d'authentique grandeur. P.2009 - §5 Si, parmi la foule sarcastique, une autre personne avait ressenti la naissance de la foi dans son âme et fait appel à la miséricorde de Jésus, elle aurait été reçue avec une affectueuse considération analogue à celle témoignée au brigand croyant. P.2009 - §6 Tout de suite après que le voleur repentant eut entendu la promesse du Maitre qu'ils se reverraient un jour au Paradis, Jean revint de la ville, amenant avec lui sa mère et un groupe de près d'une douzaine de femmes croyantes. Jean reprit sa place auprès de Marie, mère de Jésus, et la soutint. Son fils Jude se tenait de l'autre côté. Au moment où Jésus abaissa son regard sur cette scène, il était midi, et il dit à sa mère : “ Femme, voilà ton fils ! ” Ensuite, parlant à Jean, il dit : “ Mon fils, voilà ta mère ! ” Puis il s'adressa aux deux en disant : “ Je désire que vous quittiez ce lieu. ” Jean et Jude éloignèrent donc Marie du Golgotha. Jean emmena la mère de Jésus à l'endroit où il séjournait à Jérusalem, puis se hâta de revenir à la scène de la crucifixion. Après la Pâque, Marie retourna à Bethsaïde où elle vécut chez Jean durant le reste de sa vie terrestre. Elle survécut à peine une année à la mort de Jésus. P.2010 - §1 Après que Marie se fut éloignée, les autres femmes se retirèrent à une courte distance et restèrent à veiller sur Jésus jusqu'à ce qu'il eût expiré sur la croix. Elles étaient encore là quand le corps du Maitre fut descendu pour être inhumé. 5 . LA DERNIÈRE HEURE SUR LA CROIX
P.2010 - §3 Peu après une heure de l'après-midi, dans l'obscurité croissante de la violente tempête de sable, Jésus commença à perdre sa conscience humaine. Il avait prononcé ses dernières paroles de miséricorde, de pardon et d'exhortation. Son dernier souhait — concernant le soin de sa mère — avait été exprimé. Durant cette heure où la mort approchait, le mental humain de Jésus eut recours à la répétition de nombreux passages des Écritures hébraïques, particulièrement des Psaumes. La dernière pensée conscience du Jésus humain fut sa répétition mentale d'une partie du Livre des Psaumes maintenant appelée Psaumes XX, XXI et XXII. Ses lèvres remuaient souvent, mais il était trop faible pour prononcer, au moment où elles traversaient son mental, les paroles de ces passages qu'il connaissait par coeur. De rares fois seulement, ceux qui se trouvaient à proximité purent entendre des citations telles que : “ Je sais que le Seigneur sauvera son oint ”, “ Ta main découvrira tous mes ennemis ” et “ Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? ” Jésus n'eut jamais le moindre doute qu'il avait vécu conformément à la volonté du Père et qu'il abandonnait maintenant sa vie charnelle conformément à la volonté de son Père. Il n'avait pas le sentiment que le Père l'eût abandonné. Il se bornait à réciter dans sa conscience évanescente de nombreux passages des Écritures parmi lesquels le Psaume XXII qui commence par : “ Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? ” Il advint que ce fut l'une des trois citations qu'il prononça assez clairement pour que puissent l'entendre ceux qui se tenaient près de lui. P.2010 - §4 La dernière demande que Jésus, en tant que mortel, adressa à ses semblables fut formulée vers une heure et demie lorsqu'il dit une seconde fois “ J'ai soif ”. Le capitaine de la garde humecta de nouveau les lèvres du Maitre avec la même éponge trempée dans du vin aigre que l'on appelait alors communément vinaigre.
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